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samedi 6 février 2010, par Joel
Pourquoi parler du téléthon en février : justement pour ne pas être culpabilisé par le « vous n’avez pas de cœur envers ces pauvres petit-e-s malades innocent-e-s, vous voulez détruire ce qui est leur seul secours » mais c’est bon de rappeler cet article un peu avant.
Ces malades ne souffrent ni plus ni moins que tou-te-s les malades des maladies « orphelines » qui sont trop peu nombreux et nombreuses pour assurer de bons bénéfices aux groupes pharmaceutiques et paramédicaux privés ! C’est comme l’hypermarché et le petit commerce, la FNSEA et la petite paysannerie. L’un-e écrase l’autre.
Les myopathes se trouvent à leur insu en partie, bénéficiaires d’une manne phénoménale qui fait de leur maladie, une maladie « opportuniste » du système libéral qui capte la générosité des gens qui allait vers un million de petites associations d’entraide de proximité telles que les SEL, vers les entreprises qui enrichissent des actionnaires.
Et c’est bien pour cela que le télécon a été crée : pour détourner l’argent des pauvres (car ce sont les pauvres qui donnent et sans s’en vanter, c’est pour ça qu’ils sont pauvres et non pas les milliardaires qui ont appris à accumuler afin que leurs descendant-e-s soient les dernier-e-s des survivant-e-s après la grande débâcle du 21ème siècle).
Il s’agit de réorienter la manne qui pouvait aller vers l’altermondialisme et la création d’une alternative au libéralisme vers une entreprise de charity-business médiatico-cocardière où on nous vend du bon sentiment à la pochette, sur fond de B.A. et de charité chrétienne.
Une entreprise où s’étale l’orgueil d’être Français-e, meilleur-e-s que tou-te-s les autres, plus généreux et généreuses, plus scientifiques, apportant non seulement les Droits de l’Homme mais le télécon à toute l’humanité. Après ça, vous les étranger-e-s, achetez Français en raison de l’énorme dette que vous avez envers nous d’avoir fait des progrès dans la recherche sur le génome humain.
Beaucoup de sélistes pensent ainsi, qui sont fier-e-s de ne jamais être tombé-e-s dans le panneau de cette opération juteuse dont certain-e-s bien placé-e-s, tirent les ficelles (totalement honnêtes ?).
Pendant ce temps des associations meurent car ne recevant plus de subventions, des mairies même de gauche choisissent ou sont acculées à ne plus organiser les fêtes des associations car : « ça coûte trop cher » et « l’Etat se dégage sur nous de ses responsabilités et nous envoie de moins en moins d’argent » et c’est tout à fait vrai. Des citoyen-ne-s se trouvent fort dépourvu-e-s pour payer leurs cotisations après avoir subi le choc financiaro-mafieux du libéralisme et avoir donné au télécon.
A l’avenir, les pauvres étant paupérisé-e-s et criminalisé-e-s, auront de moins en moins d’argent à donner même pour les myopathes, ayant peur de manquer, devant l’accumulation des catastrophes qui s’annoncent.
Que ferons-nous quand il y aura 200 000 mort-e-s tous les jours à cause du libéralisme (rien que le réchauffement climatique fait déjà 300 000 mort-e-s par an) et de toutes les catastrophes humaines qu’ils-elles (surtout ils) organisent sciemment afin de rester en un petit club de quelques centaines de milliers de très riches ?
On aura peur pour nous-mêmes pendant qu’eux-elles se réfugieront dans un havre de paix comme aujourd’hui à Davos, afin de fomenter des plans pour se débarrasser de la « populace ».
DionysSEL est le SEL de Saint-Denis et L’Ile Saint-Denis, 2 villes qui ont supprimé leur fête des associations.
DionysSEL comprenant la situation des élu-e-s a à cœur de ne plus demander de subventions.
Pour combien de temps pourrons-nous encore en espérer ?
Je crains que des mairies dans un futur pas forcément très éloigné, nous demandent de l’argent pour profiter d’une salle de réunion.
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